
Fiou, en ce moment, c'est compliqué, mais alors compliqué.
Ma vie ressemble un peu à cette fête foraine fantôme sous la pluie anglaise: un tourniquet des amours fermé: on repassera, ou pas...un toboggan des études qui descend très vite (en vous mouillant les fesses), des vagues, une jolie théière qui promet des moments de réconforts avec de vieux potes, fermée elle aussi, (définitivement pour certains convives, et c'est pas plus mal: après tout, c'est dans ces moments là qu'on se rend compte où sont nos vrais amis), et si vous avez un petit creux, mangez donc du gras: bon, ça c'est une blague, parce que j'ai plutôt la déprime amaigrissante, et c'est pas plus mal, n'empêche, je ne cuisine plus; j'ajoute que l'horizon n'est pas droit et que mes ongles se sont mis à se dédoubler, même si ils ne sont représentés par rien sur la photo, ah, si, on aura qu'à dire que mes ongles, c'est les deux mamies près du réverbère.
Voilà voilà, maintenant que je me suis répandue en plaintes impudiques, sachez que je ne vais pas mourir tout de suite parce que:
J'ai toujours une chouette famille, et de vraiment supers amis, qui, même si ils sont relativement "neufs", sont mieux que mes vieux; de plus, tous ces gens me donnent à manger et ne me fuient pas quand je fais une tête de six pieds de long ou que j'oscille entre rire et larmes; la musique est toujours là, et aussi le joli spectacle, des envies d'auditions aussi, et un lit confortable, ainsi que de bons bouquins, un peu plus de ciné, un retour à la DS (Nintendo, pas la voiture, à bon entendeur), et une envie de chaussures quasi importables, mais vraiment soldées, plus que pour deux jours, même que ce ne serait pas raisonnable, là, vu les circonstances mais que je sens venir le craquage...
Vous voyez, tout n'est pas perdu... à bientôt.