vendredi 23 octobre 2009

Caramba, encore raté.


Passer des auditions, c'est toute une aventure, parfois ça marche super, on est pris, on est content et youpi c'est la fête, et d'autres fois:

-C'est désespérant de voir la liste des chanteurs qui sont là pour la même chose que vous, genre 50 pour 2 malheureuses places.

-Les murs sont si fins qu'on entend les personnes d'avant chanter et bien sûr on se dit qu'ils sont trop forts qu'est-ce-que je fous là ?

-On est content qu'il y ait une gentille personne à l'accueil et de bons cookies pour après l'effort.

-Tout le monde nous avait prévenus: ce type est un #+%*{! qui casse les gens sans scrupule.

-N'empêche, on en ressort dépité et avec l'envie sérieuse de tout envoyer bouler.

-Une pimbêche concurrente décide de l'ordre dans lequel les chanteurs doivent passer pour l'arranger et on n'ose pas moufter parce qu'on ne se sent pas encore suffisamment bien dans ses baskets.

-Est-ce qu'ils ont vu ma jupe trembler ?

-Le jury ne dit rien, ne laisse passer aucune expression sur son visage, et on se dit autant pisser dans un violon (excusez l'expression, mais je l'aime bien celle là ;).

-On s'angoisse comme pas permis pour un déchiffrage de rien du tout.

-Le déchiffrage était impossible, ils sont fous ou quoi ?

-Et pourquoi y'a pas de déchiffrage ?

-Avant même d'ouvrir la bouche, la tête du type qui auditionne ne nous revient pas, et c'est visiblement réciproque.

-L'accompagnateur est-il en train de jouer la partition que je lui ai donnée ou celle du candidat suivant ?!

-J'aurais dû y aller en jean plutôt que passer ma journée en talons pour rien du tout.

-On se demande si notre par-coeur va tenir tout le long du morceau.

-On a les yeux qui piquent au moment d'ouvrir la porte de sortie.


Evidemment et fort heureusement, il existe dans ce milieu des gens bienveillants, attentifs, pleins de tact.
De temps en temps, on nous appelle nous, sans avoir besoin de passer d'audition, et c'est très chouette.
Et aussi, comme cet après midi, il arrive que les chanteurs se serrent les coudes en attendant de passer à la moulinette, ce sont toujours de jolis moments...

...Bon, oui, je suis fâchée, le chef était un c** fini. C'est le premier pour lequel je suis sûre de ne plus jamais tenter d'audition, je ne veux tout simplement pas le revoir. Il en faut bien un premier.

Ca y est, je suis une diva ^^.

4 commentaires:

clémence a dit…

Rho la dure loi des auditions... j'en apprends grâce à toi! en gros c'est un entretien d'embauche infini?!

Bisous!

clo a dit…

Alors bon courage mademoiselle diva! et la jupe et les talons, ça ne sert jamais totalement à rien...

Mr Malinois a dit…

Je refile ta malédiction du caca à ce *** de chef méchant !

Mashenka a dit…

>Clémence: Oui, c'est ça, des entretiens d'embauche infinis, pour des employeurs parfois tyraniques... dur la vie d'artiste ;) ! Bisous !

>Clo: Merci :) ! Je n'abandonne pas encore, et oui, je continue la jupe malgré tout je sais que c'est bien, même si un jour je pense que j'essaierai sans pour voir...

>Mr Malinois: Oh oui, plein de cacas sur la tête de cet horrible bonhomme... et aussi qu'il glisse sur ceux sur lesquels il marche et retombe les fesses dedans !
Ahem, voilà un discours qui ne sied pas à une jeune fille distinguée on dirait ^^...